"Nous avons besoin d’un nouveau départ, d’un nouvel espoir, d’un nouvel horizon."
La Nouvelle Origine est disponible en librairie et a donné lieu le 11 juin au Théâtre du Rond-Point à une grande soirée débat organisée par le Forum d’Action Modernités. Le débat est disponible en podcast et se poursuit ici.
Jusqu'au 6 juillet chacun des 40 tableaux qui composent le livre sera mis en ligne ici même. Certains des tableaux disposeront d'une interview vidéo introductive de Philippe Lemoine.
Chaque tableau ouvre sur une discussion lancée à partir d’un commentaire sollicité auprès d’acteurs des mondes artistiques et intellectuels, économiques, militants, et politiques.
Sommes-nous prêts à dépasser l’individualisme ambiant ?
Mais comment le faire sans retomber dans le pathos rejeté des idées générales ?
Peut-on encore croire à la magie de l’engagement ?
Comme les artistes au XIXe siècle, les politiques français se sont crus obligés – au XX e siècle – d’adopter la posture de l’intelligence.
S’agit-il de tendances lourdes de l’Histoire ? Peut-on s’en décaler ?
Demain 07.07.07, je dois intervenir à Aix aux Rencontres du Cercle des Economistes. Le titre de ma session ? “L’esprit du capitalisme : cultures et religions”. Et parmi les débatteurs, il y aura - entre autres - Francis Fukuyama et Peter Sloterdijk. Donc un débat stimulant et difficile.
Je suis conscient que c’est à mon livre sur “La Nouvelle Origine” que je dois de faire partie de ce plateau. Et il est vrai qu’il y est notamment question de rapports entre économie et art (donc, culture) et entre économie et diversité humaine (donc cultures).
Mais de religion, je n’en parle pas. Que vais-je en dire demain ? Parce que je parle dans le livre d’universel, d’incandescence et de cosmos, certains pensent que je suis franc-maçon. Parce que j’en appelle au développement personnel, à “l’immatériel”, à l’espoir, d’autres m’ont dit qu’ils voyaient bien que j’étais teilhardien ou/et chrétien de gauche. Dois-je dévoiler, corriger, préciser ? Qu’en pensez-vous ?
A l’heure où j’écris ces lignes, ce n’est pas ce que j’ai envie de faire. Je préfère plutôt m’en tenir à trois choses. Rappeler d’abord que la nouvelle modernité ne procède pas, comme Friedrich Nietzsche le pensait, de la mort de Dieu; elle procède de la mort de la prétention à régner de l’homme moderne occidental.
Je voudrais souligner ensuite que nous devrions veiller à cesser de faire des conflits entre les trois religions monothéistes, le centre du centre des éclairages culturels sur le devenir du monde. L’heure est plutôt aux concepts venus d’ailleurs et notamment aux visions asiatiques de l’homme, de l’énergie et de la création.
Enfin, je tiens à affirmer que nous avons tous soif de sens et d’absolu. Mais que ce n’est pas une raison pour vouloir nous vendre des croyances religieuses clé en main. L’avenir est dans le mélange et dans la créolisation du monde. Laissons chacun trouver la voie de sa vérité en re-liant les éléments d’absolu qui parlent à l’authenticité de son âme !
BFM : Les grands débats du Vendredi 6 juillet animés par Vincent Giret
11h-12h : Les nouveaux entrepreneurs peuvent-ils changer la société ?
- Philippe Lemoine, Président de Laser, auteur du livre La Nouvelle Origine, la France matrice d’une autre modernité ? aux éditions Nouveaux débats publics ;
- Flore Vasseur, auteur du livre Une fille dans la ville aux éditions des Equateurs ;
- Benjamin Bejbaum, Président Directeur Général, fondateur du site Dailymotion.
Pourquoi la politique suscite-t-elle les passions, partout dans le monde ?
Que devient l’idéal de gouverner le débordement des passions ?
Et comment la politique est-elle d’abord devenue une passion française ?
Pourquoi le mode anglo-saxon a-t-il connu des leaders progressistes comme Clinton ou Blair, après la vague de domination des idées libérales ?
Ne s’agissait-il pas de précurseurs, construisant d’autres liens entre leurs vies, leurs responsabilités et leurs actions ?
Comment le statut si particulier de la politique en France peut-il favoriser un rayonnement international de nos idées ?
Dans des moments critiques, la voix de la France a incontestablement une portée.
Qu’en sera-t-il par rapport aux enjeux de la cosmopolitique ?
Comment le projet de conjuguer art et industrie, porté aux extrêmes a pu se perdre dans les feux du nazisme ?
Au moment où les nouvelles technologies nous interpellent, pourrons-nous échapper demain à cette violence latente ?
Aux débordements de la violence ?
Le 1er juillet, Dominique Souchier recevait sur Europe 1 Philippe Lemoine dans son émission “C’est arrivé demain”.
Écoutez cette émission d’une heure grâce au podcast d’Europe 1.
Au menu : art, politique, modernité et… amour.
Bonne écoute !